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Le mythe du Procurement Agent : la conversation ne remplace pas le process

Georgi Ivanov - Senior Communications Manager at Payhawk
AuteurGeorgi Ivanov
Read time
4 minutes
Publié leJan 27, 2026
Modifié leJan 27, 2026
DAF utilisant une solution AI-native pour le Procurement
Résumé

Tout le monde vend des « agents » comme si l’autonomie était la vraie rupture. En procurement, ce n’est pas le cas. La véritable avancée réside dans la possibilité de déléguer, tout en gardant le contrôle.

Project Vend est l’exemple le plus parlant de ce que sont les agents dans l’économie réelle. Il s’agit d’une expérience menée par Anthropic, qui a confié à un agent IA la gestion d’une petite boutique au sein de ses bureaux pendant plusieurs semaines. Lors de la seconde phase, la boutique a effectivement mieux fonctionné, mais pas parce que l’autonomie était enfin au rendez-vous. Elle s’est améliorée parce qu’Anthropic a cessé de laisser l’agent improviser et a commencé à imposer des procédures.

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Phase 1 : capable mais pas opérationnel

Dans une expérience publique appelée Project Vend, Anthropic a confié à un Procurement Agent IA la gestion d’une petite boutique. L’agent pouvait naviguer sur le web, communiquer dans Slack et demander des réapprovisionnements. Il accomplissait certaines tâches — trouver des fournisseurs, gérer des demandes ou refuser quelques sollicitations évidentes — mais échouait lorsqu’il s’agissait d’opérations réelles, comme fixer des prix avec marge ou orienter les paiements.

Ce résultat n’est pas surprenant pour qui connaît les achats. La fonction procurement est un système de contrôles conçu pour éviter trois erreurs clés : acheter le mauvais article, au mauvais moment ou au mauvais prix. Une interface conversationnelle « utile » qui improvise en temps réel ne peut jamais garantir ces contrôles.

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Phase 2 : le vrai changement

La seconde phase de l’expérience a montré ce qui fait réellement la différence : structurer le travail. Anthropic a enrichi l’environnement du Procurement Agent avec des outils adaptés et, surtout, des instructions obligatoires. L’agent n’était plus libre d’improviser : avant de proposer un prix ou une date de livraison, il devait vérifier des faits à l’aide d’outils. Cette contrainte a rendu ses résultats plus réalistes.

Ce que cette évolution démontre, c’est que les procédures et les check-lists ne sont pas des obstacles : ce sont des garde-fous indispensables qui fournissent une mémoire institutionnelle et préviennent les erreurs courantes.

Pourquoi la plupart des Procurement Agents déçoivent en production

Les Procurement Agents qui impressionnent lors des démonstrations échouent souvent en production parce qu’ils traitent les achats comme une conversation alors que le procurement exige des champs requis, des règles de routage, des validations et une piste d’audit. La conversation n’est qu’une interface ; elle ne remplace pas un process structuré.

Dans l’expérience Project Vend, Anthropic a même introduit un agent « CEO » pour corriger certaines mauvaises décisions. Cela a réduit certains problèmes, mais en a créé d’autres, montrant que multiplier les agents sans codifier de contrôles précis ne résout pas le problème.

Ce que cela signifie pour les Procurement Agents

L’enseignement clé est simple : une interface conversationnelle n’est pas un substitut à des procédures explicites et à des contrôles intégrés. Ce sont ces éléments qui permettent à un Procurement Agent de fonctionner de manière cohérente et fiable dans des environnements opérationnels.

C’est précisément ce qu’offre le Procurement Agent de Payhawk. Il aide les employés à créer et gérer des demandes dans Slack, le portail web ou l’application mobile Payhawk, en veillant à ce que chaque étape respecte les workflows et politiques configurés par l’entreprise.

Ce qu’on ne voit pas ici est révélateur : le Procurement Agent ne passe pas automatiquement des commandes. Il ne fait pas « l’achat à la place de quelqu’un ». Il aide l’organisation à exécuter correctement le process d’achats, ce qui rend la délégation réellement possible.

Comment évaluer un Procurement Agent aujourd’hui

Pour évaluer un Procurement Agent, ne vous contentez pas de ce qu’il montre en démonstration. Posez-vous plutôt ces questions :

  • Peut-il transformer une conversation désordonnée en une demande structurée avec tous les champs requis, sans ressaisie ?
  • Peut-il router automatiquement les validations selon les catégories, les seuils et les politiques, sans approximation ?
  • Exécute-t-il des contrôles avant tout engagement ?
  • Gère-t-il les exceptions comme des étapes explicites du process, avec escalade et contexte clairs ?
  • Produit-il une piste d’audit complète, exploitable sans reconstruction manuelle ?

Project Vend n’a pas montré que les Procurement Agents sont prêts à gérer seuls des opérations critiques. Il a montré quelque chose de plus utile : des Procurement Agents fiables reposent sur des processus explicites, des outils connectés et des contrôles intégrés.

Réservez une démo avec Payhawk pour découvrir comment les workflows de Procurement peuvent fonctionner de bout en bout dans Slack et dans notre plateforme, avec des procédures, des contrôles et une auditabilité intégrés dès le départ.

Georgi Ivanov - Senior Communications Manager at Payhawk
Georgi Ivanov
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Georgi Ivanov est un ancien directeur financier devenu stratège en marketing et communication. Il dirige aujourd'hui la stratégie de marque et la vision IA chez Payhawk, alliant une expertise financière approfondie à un storytelling tourné vers l'avenir.

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